4 mai 2026

« Que faudra-t-il de plus? » Les LNC invitent les étudiants des cycles supérieurs de l’Institut universitaire de technologie de l’Ontario à voir au-delà des défis techniques liés à la concrétisation d’un avenir fondé sur l’énergie de fusion

L’énergie de fusion est trop souvent considérée comme un casse-tête scientifique abstrait qui serait résolu dans un avenir lointain. Mais, au-delà des défis techniques, que faudrait-il de plus pour faire de la fusion une réalité?

C’est la question que le laboratoire nucléaire national du Canada a posée aux étudiants des cycles supérieurs de l’Institut universitaire de technologie de l’Ontario au début de l’hiver, dans le cadre d’un « marathon d’idées » collaboratif de deux semaines qui encourageait les participants à réfléchir au rôle joué par les politiques, la confiance du public et la commercialisation dans la préparation à la fusion.

« La fusion n’est pas seulement un problème technique à résoudre par un groupe ou une organisation, c’est un parcours que nous devons entreprendre ensemble, pour le bien de la société », déclare Adrián Vega, qui a lancé le défi le 6 février avec un discours d’ouverture aux étudiants. En tant que chef de la direction des Laboratoires Nucléaires Canadiens (LNC) qui mènent des recherches sur la fusion, Vega a souligné au groupe que le succès dépend autant de la réglementation, de l’acceptation sociale et des voies d’accès au marché que de la physique et du développement technologique. Ses remarques ont donné le ton au reste du défi.

Pendant deux semaines, 21 étudiants ont travaillé dans des équipes interdisciplinaires pour s’attaquer à l’un des trois piliers de leur choix : politique et réglementation, permis social ou commercialisation et infrastructure. Au cours de ce parcours, ils ont rencontré des experts du secteur et ont pu bénéficier directement de leurs conseils grâce à une série de présentations, d’ateliers, de consultations et d’exercices de présentation.

Eric McGoey, vice-président des affaires générales des LNC, a exposé les réalités de l’engagement du public et de la manière de gagner sa confiance. Spencer Pitcher de Stellarex a exploré comment la fusion pouvait passer du laboratoire au marché. Et la scientifique des LNC, Kristin Skrecky, a fait découvrir aux étudiants les complexités de la préparation des gouvernements et des environnements réglementaires.

Le marathon d’idées s’est conclu avec les cinq meilleures équipes qui ont présenté leur travail aux représentants des LNC et de l’Institut universitaire de technologie de l’Ontario pour évaluation. Avec leurs présentations qui témoignent de leur compréhension approfondie des obstacles réels auxquels fait face la fusion au Canada aujourd’hui, les trois équipes gagnantes ont reçu des prix de 1 000 $ et une occasion de visiter les Laboratoires de Chalk River des LNC en juin.

   

Les trois meilleures équipes qui ont participé au défi axé sur l’énergie de fusion ont gagné 1 000 $ et une occasion de visiter les Laboratoires de Chalk River cet été. De gauche à droite : Kiersten Smith et Gina Strati des LNC, les étudiants d’Ontario Tech Minahil Manzoor, Quinn Eng, Anamika Das Puja, Ann Drakes et Viridiana Borjas Padilla, et le professeur, Dr Hossam Gaber). Les étudiants Caiwen Yang, Jierong Zhang et Mustafa Ozbek ont remporté le prix de la « mise en œuvre la plus concrète » [photo de gauche], tandis que Michael Mbaya, Ryman Yau, Abishake Sutharsan et Pratik Bahl ont remporté le prix du « plus grand potentiel d’impact social »

Mustafa Ozbek, doctorant en cybersécurité à l’Institut universitaire de technologie de l’Ontario et membre de l’équipe gagnante du prix de la « mise en œuvre la plus concrète », affirme que sa participation au marathon d’idées des LNC a été une expérience extrêmement enrichissante. Jierong Zhang, coéquipière et étudiante à la maîtrise en sécurité informatique, explique qu’elle est ressortie du marathon d’idées inspirée, mieux informée et intéressée par les énergies propres, le secteur nucléaire et la participation citoyenne.

« C’était une excellente occasion de collaborer avec des coéquipiers talentueux de différents horizons, de penser de façon créative sous la pression du temps et de développer une solution ayant un réel potentiel de mise en œuvre », déclare Ozbek.

Minahil Manzoor, étudiante à la maîtrise en génie nucléaire, qui faisait partie de l’équipe qui a remporté le prix d’excellence en collaboration interdisciplinaire, affirme que l’événement était une excellente occasion d’en apprendre davantage, de faire preuve de créativité et d’échanger avec d’autres personnes passionnées par l’avenir de l’énergie.

« C’était incroyablement gratifiant d’en faire partie, et cela a montré à quel point la collaboration peut être puissante pour relever des défis complexes comme la fusion », dit-elle.

Il s’agissait du deuxième défi axé sur l’énergie de fusion que les LNC et l’Institut universitaire de technologie de l’Ontario ont coanimé pour les étudiants des cycles supérieurs de l’université. Cet été marquera la troisième année consécutive où un groupe d’étudiants de troisième cycle se rendra sur le site de Chalk River des LNC pour vivre une expérience d’apprentissage immersive et pratique.

« Nous sommes tellement privilégiés de collaborer avec cette nouvelle génération d’innovateurs », déclare Gina Strati, qui dirige les partenariats des LNC avec le milieu universitaire. « En tant que laboratoire nucléaire national du Canada, il est important que nous mettions en lumière le rôle qu’ils peuvent jouer dans la construction de l’avenir énergétique propre du Canada. »

(Les étudiants des cycles supérieurs de l’Institut universitaire de technologie de l’Ontario visitant les installations de recherche uniques des Laboratoires de Chalk River l’été dernier)



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