Foire aux questions

Q1. D'où provenaient les matières?

R. Les matières ont été importées au Canada pour qu'on puisse les utiliser dans des travaux de recherche et de production d'isotopes médicaux qui se sont déroulés sur une période de deux décennies dans les Laboratoires de Chalk River.

La production de l'isotope médical de molybdène 99 (Mo 99) constitue un sous-produit de la fission nucléaire et, au fur et à mesure qu'il se désintègre, il se transforme en technétium 99, soit le radio-isotope le plus souvent utilisé en médecine nucléaire. Le technétium 99 sert à établir des diagnostics médicaux (par imagerie) du cerveau, de la glande thyroïde, du cœur, des poumons, du foie, des reins, de la rate et de la moelle osseuse. Chaque jour, des dizaines de milliers de personnes bénéficient de l'usage de cet isotope nucléaire vital.

Q2. Comment transportera-t-on les matières vers leur destination?

R. Le transport de l'UHE se fait dans des contenants spéciaux (châteaux de transport) qui sont certifiés conformes aux exigences internationales en matière de sûreté par la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) et par son homologue aux États-Unis, et ils ont été conçus exprès pour le transport de matières nucléaires de ce type.

Q3. Est-ce que le transfert des matières radioactives de cette façon est sûr?

R. Le transport par château de transport est accepté partout dans le monde, et de nombreux pays l'utilisent pour transporter les matières radioactives. Ces châteaux de transport conçus spécialement sont soumis à des épreuves exigeantes qui simulent les conditions normales et anormales de transport, notamment :

  • une chute libre de 9 m sur une surface dure;
  • une exposition à une température de 800 °C pendant 30 minutes;
  • une immersion dans 15 m d’eau pendant une heure sans compromettre le confinement.

Q4. Quel est le risque que présentent les liquides et comment seront-ils confinés?

R. Les liquides contiennent des matières radioactives et des substances toxiques non radiologiques. Comme le veut la pratique lors du transfert des matières dangereuses, les matières transportées sont isolées des personnes et de l'environnement ambiant grâce à la présence de nombreuses barrières robustes à même le contenant.

Q5. Selon certaines sources, il existerait d'autres solutions, comme la vitrification ou la solidification. Pourquoi le rapatriement constitue-t-il la meilleure solution?

R. Cette solution est sûre, permanente et économique. La vitrification ou d'autres solutions de solidification entraîneront l'obligation de gérer à long terme les matières radioactives produites au Canada. De plus, le rapatriement des matières d'UHE contribue aux travaux réalisés partout dans le monde pour regrouper les stocks d'UHE afin de réduire le nombre de dépôts d'UHE dans le monde.

Q6. Quelles sont les mesures qui ont été mises en place dans l'éventualité peu probable où un incident se produirait au cours du transport de ces matières?

R. Les mesures de sécurité publique et de protection de l'environnement sont constamment au centre des préoccupations.

Toutes les organisations menant des activités liées au transport de matières radioactives doivent :

  • utiliser les contenants de transport approuvés;
  • avoir un plan d'urgence;
  • avoir un programme de radioprotection;
  • former leurs travailleurs;
  • signaler à la CCSN tout incident mettant en jeu des matières radioactives;

Les autorités compétentes aux États-Unis ou au Canada, y compris la CCSN, doivent délivrer un permis pour chaque envoi d'UHE.

Dans l'éventualité très peu probable d'un accident, on prépare des mesures pour s'assurer de protéger l'environnement, la population, les entrepreneurs et les employés.

Q7. Qu'est-ce qui se passe avec l'UHE une fois arrivé à destination aux États-Unis?

R. Le U.S. Department of Energy (DOE) va transformer ou gérer l'UHE de manière à éliminer de façon permanente les risques de prolifération. Les matières nucléaires peuvent ensuite être réutilisées dans les réacteurs nucléaires des États-Unis pour produire de l'électricité.

Q8. Dans l'éventualité très peu probable d'un déversement pendant le transport, comment les LNC comptent-t-il s'y prendre pour s'assurer que la sécurité du public, de l'environnement et des employés est assurée?

R. Afin d’éviter les déversements, les châteaux de transport sont conçus pour résister à des scénarios d’accident et ils sont soumis à des épreuves rigoureuses, notamment :

  • une chute libre de 9 m sur une surface dure;
  • une exposition à une température de 800 °C pendant 30 minutes;
  • une immersion dans 15 m d’eau pendant une heure sans compromettre le confinement.

Des scénarios potentiels d'accident seront étudiés pendant la phase de la planification. Ainsi, le personnel des LNC sera prêt à gérer toute situation d'accident.

Au cours de leur formation, les intervenants de première ligne apprennent à reconnaître l’affichage sur les véhicules propres au transport des matières nucléaires et à agir en conformité avec les protocoles régionaux d'intervention d'urgence.

Q9. Qui paie les frais de rapatriement de l'UHE aux États-Unis?

R. Le rapatriement de l'UHE est financé et effectué dans le cadre du gouvernement du Canada. Ce programme comporte une stratégie à long terme pour la gestion des matières et de la contamination historiques dans les sites des LNC, notamment dans les Laboratoires de Chalk River.

Ces projets portent sur nos responsabilités à l'égard des prochaines générations de Canadiens. Les fonds qui y sont consacrés assurent la protection à long terme de la santé, de la sûreté et de la sécurité des générations à venir et de leur environnement.