Clarifications sur des informations rapportées récemment par la CBC

Vous avez peut être entendu à la radio de la CBC ou lu sur leur site Internet une nouvelle alarmante sur des rejets des Laboratoires nucléaires canadiens dans les eaux de la rivière Ottawa. 

On a dressé un portrait inexact de notre façon de fonctionner. Comme toutes les industries, nous rejetons effectivement des effluents de manière planifiée dans l’environnement, tant sous forme liquide que gazeuse. Toutefois, la concentration de tritium dans la rivière Ottawa attribuable à nos rejets est inférieure aux limites fixées par la réglementation qui s’appliquent. Très en deçà des limites.

Plus précisément, après le rejet d’un effluent par le réacteur nucléaire de démonstration (NPD), la concentration résultante de tritium dans la rivière Ottawa respecte les normes sur l’eau potable ou est bien en dessous des limites. 

Nous souhaitons clarifier certains des points soulevés dans l’article. 

Prmièrement, tous les rejets radiologiques du réacteur nucléaire de démonstration sont bien inférieurs aux limites de rejets dérivés, qui sont les normes réglementaires fixées par la Commission canadienne de sûreté nucléaire pour veiller à la protection de la rivière Ottawa et à la sécurité de ceux qui se nourrissent du poisson pêché dans cette dernière ou de ceux qui s’y baignent. De fait, les rejets du réacteur nucléaire sont plus de 10 000 fois inférieurs à la limite de rejet dérivée, ce qui signifie que le réacteur a peu de répercussions, voire même aucune, sur la population ou l’environnement. La concentration résultante de tritium dans la rivière Ottawa est très inférieure aux Recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada ainsi que des limites d’autres pays sur le tritium. 

Deuxièmement, l’article laisse croire les effluents du réacteur sont rejetés de façon non contrôlée. Ce n’est pas le cas. En général, le réacteur ne rejette des effluents qu’une ou deux fois par année, et en très petits volumes. Les Laboratoires nucléaires canadiens prélèvent toujours des échantillons et comparent les résultats de ces échantillons aux limites applicables de la réglementation avant d’effectuer un rejet.

Troisièmement, la nouvelle ne mentionne pas que le projet de déclassement proposé permettra de réduire davantage la quantité de rejets.

Quatrièmement, nous faisons preuve de transparence au sujet des rejets. Tous les ans, nous diffusons de l’information sur les rejets d’effluent de toutes nos installations dans notre site Internet. En janvier dernier, nous avons accueilli des Algonquins du Conseil Tribal de la Nation algonquine Anishinabeg et leur conseiller technique au réacteur nucléaire de démonstration pour leur communiquer des données sur l’hydrogéologie du site et mis à leur disposition de nombreux documents sur notre rendement environnemental pour faciliter leur examen du projet de déclassement du réacteur de démonstration. Le rapport en question a été présenté dans le cadre de l’évaluation environnementale – un processus auquel le public et les communautés autochtones sont invités à participer.

Nous n’avons rien à cacher, car nous savons que nous fonctionnons de sorte de protéger l’environnement.  Aux Laboratoires nucléaires canadiens, la sécurité des humains et de l’environnement est notre priorité absolue.