Réussites

RDDC souligne les projets des LNC dans ses annonces

Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC), en partenariat avec Sécurité publique Canada (SP), a retenu 26 nouveaux projets de science et de technologie pour des négociations. Les Laboratoires nucléaires canadiens sont fortement engagés dans trois de ces projets. Les propositions de projets ont été sélectionnées à la suite de l’appel de propositions lancé en mai 2016 pour le Programme canadien pour la sûreté et la sécurité (PCSS).

Le PCSS est un programme fédéral dirigé par Recherche et développement pour la défense Canada, en partenariat avec Sécurité publique Canada. Ce modèle de collaboration permet de veiller à ce que des organisations clés du gouvernement, de l’industrie et du milieu universitaire ainsi que des organisations internationales se penchent ensemble sur les problèmes en matière de sûreté et de sécurité les plus impérieux qui pèsent sur le Canada.

« Nous sommes très fiers de jouer un rôle clé dans des projets présentés dans la récente annonce », explique Bhaskar Sur, chef du programme de sécurité. « Nous avons une équipe formidable ayant des capacités diversifiées qui lui permettent d’entreprendre des recherches difficiles, dans un grand éventail de problèmes pertinents à la sécurité nucléaire. Ce domaine de recherches est en évolution constante et l’annonce d’aujourd’hui est un témoignage de notre capacité de réagir à ces changements. »

Communiqué de presse / Document d’information

Information sur le projet

Utilisation d’un nouveau type de spectromètre de masse à temps de vol pour la détection des matières nucléaires spéciales
Ankur Chaudhuri, Bryan Van der Ende et Ghaouti Bentoumi (chef de projet)

Ce projet évaluera la capacité d’adapter la technologie de temps de vol à réflexions multiples récemment mise au point, afin de créer un instrument mobile, plus rapide et moins cher qui sera utilisé en sûreté et sécurité nucléaire. On utilise actuellement cette nouvelle technologie de spectrométrie de masse à temps de vol en recherche fondamentale en physique nucléaire, mais aucun appareil commercial reposant sur cette technologie n’est disponible sur le marché pour une utilisation industrielle. Ce projet permettra de recenser les exigences des parties prenantes fédérales du point de vue de la sûreté et de la sécurité du public relativement à cette technologie de spectrométrie de masse mobile.

« Ce travail nous indiquera la voie à suivre pour appliquer la technologie novatrice de la spectrométrie de masse à temps de vol pour la dosimétrie d’urgence, la non prolifération, le contre-terrorisme nucléaire et la réaction aux incidents nucléaires », nous a expliqué Ankur Chaudhuri du secteur de la physique appliquée. « Cela pourrait améliorer de façon importante les débits d’analyse et les coûts, par rapport à la technologie actuelle de spectrométrie de masse utilisée dans ces domaines. Les résultats de ce projet aideront à prendre des décisions futures d’investissement en science et technologie pour la sécurité et la sûreté du public au Canada. »

Détection d’anomalies causées par des cyberattaques sur les systèmes de commande industriels
Marienna Macdonald et Dave Trask (chef de projet

Le projet étudiera les méthodologies et les technologies de détection de comportements anormaux causés par des incidents de cybersécurité, dans des systèmes complexes en temps réel et les réseaux de communication associés, tels ceux utilisés par les infrastructures essentielles (par exemple, les installations nucléaires, pétrolières et gazières, ou de traitement d’eau).

Reconnaissant que le comportement des systèmes de commande industriels est habituellement bien défini et bien limité, la technologie proposée par ce projet repose sur la mise au point d’un modèle détaillé et transparent des comportements autorisés et des échanges de messages; les déviations du modèle sont des indications potentielles d’une cyberattaque.

« La demande en services de cybersécurité est en croissance puisque les attaquants innovent continuellement », nous expliquait Marienna Macdonald, un membre de notre équipe de développement des logiciels basée au Centre pour la recherche en énergie nucléaire de l’Université du Nouveau-Brunswick à Fredericton. « Il n’est plus suffisant de simplement dresser des barrières pour prévenir des attaques. La position la plus prudente consiste à présumer qu’une attaque aura lieu et de s’assurer que les systèmes soient assez robustes pour que l’attaque soit rapidement découverte et que ses répercussions soient réduites au minimum. »

Si, d’une part, il existe une grande industrie commerciale de cybersécurité qui s’intéresse aux systèmes de technologie de l’information, d’autre part, la cybersécurité des systèmes de commande industriels attire beaucoup moins l’attention. Le projet étudiera des solutions qui s’adressent spécifiquement aux caractéristiques uniques des systèmes industriels à temps réel, qui offrent un fonctionnement transparent qui facilite l’utilisation et l’entretien, et qui seront extensibles pour s’adapter aux différents protocoles industriels de communication.

Criminalistique nucléaire
Ike Dimayuga (LNC, chef de projet)

La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) dirigera un projet visant à accroître la capacité du Canada à établir l’origine et l’historique des matières nucléaires afin d’atténuer et d’empêcher leur utilisation lors d’activités criminelles. Étant donné nos capacités, installations et historiques uniques, les LNC jouent un rôle crucial de soutien de ce projet de criminalistique nucléaire.