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Les LNC joueront un rôle clé dans l’approvisionnement en combustible de l’exploration de l’espace profond

Les gens pourront peut-être bientôt regarder les étoiles et se réjouir à la pensée que le Canada a joué un rôle clé dans l’exploration spatiale à venir. Récemment, Ontario Power Generation (OPG) et sa filiale, Canadian Nuclear Partners, ont annoncé leur participation à un projet visant à produire des isotopes à l’appui de l’exploration spatiale, un projet dans lequel les LNC s’apprêtent à jouer un rôle important

SPrésentons donc les détails et les différents acteurs de cette initiative. Pour commencer, Pacific Northwest National Laboratories (PNNL), de l’État de Washington, a mis au point un nouveau processus de conversion du neptunium (Np-237), l’élément suivant le plutonium (Pu) dans le tableau périodique des éléments, en isotope radioactif Pu-238, qu’ils sont en train de breveter. (Le plutonium 238 est un isotope du plutonium, mais il ne peut pas engendrer une réaction nucléaire et ne peut donc pas être utilisé comme combustible dans un réacteur ou une arme nucléaires). Selon la proposition avancée, des cibles de Np-237 seraient irradiées dans le cœur d’un réacteur de la centrale Darlington pendant une opération normale de chargement en combustible pour convertir le Np-237 en Pu-238. Compte tenu de leur taille, de leur spectre d’énergie neutronique et de leur capacité de ravitaillement en cours de fonctionnement, les réacteurs CANDU conviennent très bien à ce processus de production. OPG a annoncé que ce travail serait effectué à la station Darlington.

Donc, la question évidente est de savoir comment CNL s’inscrit dans ce tableau? Encore une fois, nous bénéficions de la nature intégrée de notre site et de notre travail et nous apportons un certain nombre de capacités clés pour soutenir ce projet. Nous disposons des capacités nécessaires en traitement du combustible, en examen et manutention post-irradiation des matériaux, en sécurité, en radioprotection et en transport de matières radioactives, ainsi que des décennies d’expérience pour soutenir ces activités. En termes simples, les LNC seraient responsables de la fabrication des faisceaux cibles, de l’extraction du produit Pu-238 à partir des cibles, du recyclage des matières constituant les cibles de Np-237, ainsi que de l’encapsulation du Pu-238 produit.

« Le personnel des LNC devrait être fier du fait que nous sommes des partenaires clés dans un tel projet », a déclaré Wayne TerMarsch, vice-président par intérim, Développement des affaires et entreprises commerciales. « Le large éventail de compétences et de capacités que nous sommes en mesure d’apporter au marché est unique, en particulier, nos décennies d’expérience avec les isotopes. La participation et le leadership des LNC au sein d’une équipe internationale de cette puissance témoignent de la réelle force du travail d’équipe et de la collaboration entre les directions et les départements sur place.

L’utilisation du Pu-238 en exploration spatiale n’est pas un concept nouveau. De nombreux projets d’exploration de l’espace sont alimentés par du plutonium. Il s’agit notamment de Voyager 1 et 2 (tous deux lancés en 1977 et maintenant dans l’espace interstellaire), du rover Curiosity, actuellement sur Mars, et du rover Mars 2020. Le Pu-238 émet une chaleur constante en raison de sa désintégration radioactive naturelle. La chaleur produite diminue lentement d’une manière hautement prévisible et peut être exploitée sous forme d’énergie électrique à bord d’un vaisseau spatial. En outre, la chaleur maintient les instruments scientifiques suffisamment chauds pour fonctionner dans l’espace. (Si vous avez regardé Matt Damon dans le film « The Martian », vous aurez vu cette technologie en œuvre, servant à ces deux fins.)

« C’est un projet très intéressant », a déclaré Jeff Lyash, président et chef de la direction d’OPG. « Aucun objectif ne repousse les frontières de nos limites scientifiques et techniques comme les voyages spatiaux. Nous sommes fiers que l’Ontario joue un rôle, aussi petit soit-il, dans ce très noble projet humain. Ce projet n’est qu’un autre exemple des avantages économiques et sociétaux de l’énergie nucléaire. Elle fournit de la puissance propre et peu coûteuse, elle aide dans le monde médical et, si le projet réussit, elle peut faire partie de la prochaine génération de voyages spatiaux », a-t-il ajouté.

Le projet en est encore à ses débuts et OPG espère que le premier cycle de production aura lieu en 2020. Cette opportunité est toujours assujettie à des processus réglementaires et d’autorisation.

Cette entreprise s’appuie sur une équipe multidisciplinaire transversale composée de membres des secteurs de la mise au point des combustibles, de la physique appliquée, de la thermohydraulique, de la chimie analytique, de la chimie des réacteurs et de la corrosion, du développement des équipements mécaniques, de la recherche sur l’exploitation des systèmes, de l’exploitation du réacteur NRU, de la sécurité des activités, des autorisations réglementaires, de la logistique, de la gestion des matières nucléaires et du développement des affaires et entreprises commerciales.