Communiqué de presse

La communauté internationale de la recherche se réunit pour une conférence sur un contaminant environnemental

Collaboration internationale pour la compréhension du tritium organiquement lié (TOL)

Chalk River, Ontario, 07 août 2018 – Laboratoires nucléaires canadiens (LNC), le principal organisme canadien de science et de technologie nucléaires, a le plaisir d’annoncer qu’il tiendra le septième atelier international annuel sur le tritium à Toronto, en Ontario. Cet atelier d’une semaine rassemble des chercheurs et des organisations de premier plan du monde entier pour discuter et partager leurs connaissances sur le TOL, y compris son comportement et son analyse. L’atelier de 2018 proposera également des sessions consacrées à des discussions sur les récents résultats des exercices de comparaisons mutuelles, ainsi que des présentations et des présentations de documents techniques.

Le terme « tritium organiquement lié » désigne le tritium, un isotope radioactif de l’hydrogène, qui est retenu dans la matière organique par des processus naturels, tels que la photosynthèse. Bien que l’eau tritiée (HTO) et le TOL soient naturellement présents en petites quantités, l’atelier se concentre particulièrement sur le TOL résultant d’opérations nucléaires, de pratiques nucléaires héritées ou de rejets environnementaux imprévus.

« Sur le plan international, l’analyse du TOL suscite de plus en plus d’intérêt », explique Sang-Bog Kim, chercheur principal en environnement des LNC et expert mondialement reconnu du TOL. « Comme le tritium, lorsqu’il est lié organiquement, demeure dans un écosystème plus longtemps que le tritium dans l’eau, il est essentiel de développer nos connaissances dans ce domaine pour prendre des décisions éclairées sur la meilleure façon de réagir en cas de rejet dans l’environnement. »

Après l’accident de Fukushima, la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) a recommandé que les modèles utilisés dans l’évaluation des risques que posent les installations nucléaires canadiennes soient fermement fondés sur des données mesurées. Cependant, il n’existait pas de méthode standard ni de matériaux de référence certifiés pour les échantillons environnementaux de TOL. Pour aider à résoudre ce problème, les organisations nucléaires canadiennes, en collaboration avec la CEA (France), ont mené en 2012 le premier exercice interlaboratoire sur le TOL. Au cours de l’exercice, les participants ont mieux compris la variabilité des données sur le TOL en comparant les résultats dans différents types d’échantillons. Il a été déterminé que l’adoption d’une méthode d’analyse consensuelle du TOL serait bénéfique et que les exercices annuels d’analyse interlaboratoire du TOL aideraient les laboratoires à améliorer les méthodes d’analyse.

En tant qu’organisation hôte de l’atelier TOL 2018, CNL a dirigé l’élaboration de l’exercice interlaboratoire. Cela signifiait la mise au point du matériau utilisé comme échantillon d’essai (dans le cas de l’essai de 2018, de la chair de poisson était utilisée), ainsi que la préparation des échantillons destinés à être expédiés aux pays participants. Outre le matériel de référence, la méthodologie utilisée pour effectuer l’analyse a également été soigneusement documentée et fournie pour garantir une approche uniforme.

« Bien que la recherche sur le TOL soit menée depuis des années, ce n’est que récemment qu’elle est devenue un sujet central de recherche au sein de la communauté des sciences nucléaires », explique Mike Bredlaw, responsable de la R et D aux LNC. « Tout le monde utilise différentes approches ou méthodologies pour l’analyse TOL, ce qui rend difficile la comparaison des résultats. Grâce aux exercices interlaboratoires, nous partageons les résultats et les techniques avec d’autres laboratoires de premier plan et faisons de grands progrès dans le développement de normes internationales. »

Bien que des recherches sur le TOL aient été menées sur le campus des Laboratoires de Chalk River depuis les années 1980, les LNC ont très récemment investi dans de nouvelles capacités, notamment de nouveaux équipements pour la préparation et l’analyse des échantillons de TOL. Des investissements ont également été réalisés dans des installations qui effectuent des travaux menés actuellement sur le TOL, notamment la mise en service d’un complexe de recherche sur l’hydrogène de classe mondiale en 2015, un laboratoire spécialisé dans le tritium en 2016 et une rénovation importante de ses laboratoires de chimie analytique. Ces investissements s’inscrivent dans le cadre d’une revitalisation du campus de plus de 1,2 milliard de dollars financée par Énergie atomique du Canada limitée au nom du gouvernement du Canada.

À propos des LNC 

Les Laboratoires Nucléaires Canadiens sont un chef de file mondial en science et en technologie nucléaire qui offre des capacités et des solutions uniques à un vaste éventail d’industries. En participant activement à des travaux de recherche et développement dirigés par l’industrie dans les domaines du nucléaire, des transports, de la technologie propre, de l’énergie, de la défense, de la sécurité et des sciences de la vie, nous offrons des solutions qui maintiennent la compétitivité de ces secteurs sur la scène internationale.

Grâce à des investissements réguliers dans de nouvelles installations et à un mandat précis, les Laboratoires Nucléaires Canadiens sont en bonne posture pour l’avenir. Une nouvelle norme de rendement appuyée par une solide culture de la sûreté est au cœur de toutes nos activités.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur la gamme complète de services offerts par les Laboratoires Nucléaires Canadiens, veuillez consulter leur site à www.cnl.ca ou écrire à communications@cnl.ca.

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Personne-ressource :

Patrick Quinn
Directeur, Communications de l’entreprise
LNC, 1-866-886-2325